Dans le parc du Livradois-Forez, une ruine. On trouve dans et sur le sol, tout autour, des fers à boeufs, des ressorts, des bouteilles. Des matériaux inertes qu'on jetait traditionnellement au coin de son terrain. Une gestion qui s'applique aussi aux plastiques, aux pneus, aux bidons d'huile, aux pots de peinture. Comme quoi toutes les traditions ne sont pas bonnes à défendre.

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Dans le magazine Trois couleurs, une interview de Virginie Despentes qui revient sur une gestion traditionnelle des "pièces défectueuses":

"Ce que Civitas tient à rappeler, c’est : dès la maternelle, repérons les pièces défectueuses et interdisons tout regard doux sur elles. Il y a d’un côté les obéissants et les soumis, tous ceux qui dépassent doivent tomber sous l’opprobre.

Ce qui se joue, c’est pouvoir affirmer : nos enfants nous appartiennent. Entièrement. S’ils sont différents de ce que nous attendions, nous avons le droit de les éliminer. C’est pourquoi les livres les inquiètent tant, car quand les enfants apprennent à lire ils échappent à leurs parents, ils peuvent aller chercher une vision du monde différente de celle qu’on leur sert à la maison, et l’école les inquiète aussi – ce moment où les enfants ne sont plus enfermés sous leur seul contrôle."